J'ai eu peur. J'ai eu
très peur. Ces dans des moments comme ceux là qu'on se rend compte de
l'importance qu'ont certaines personnes pour nous. Malgré le fait qu'il me mette sur les nerfs la plupart du temps, malgré les répliques
acides qu'on se lance, malgré ses crises de «
je m'en foutisme », malgré tout,
il est mon frère et je
l'aime.
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Parfois vous êtes loin de vous imaginer ce qu'il se passe tout près. Vous êtes là, assis sur votre chaise de bureau, à tapoter sur le clavier. Et puis soudain la peur monte en entendant le cri désespéré de votre mère. Qui hurle. De peur. De désespoir. Qui vous appelle, qui monte, qui entre en trombe dans votre chambre, paniqué, voir plus, il n'y a pas de mot pour décrire. C'est là que vous vous dites « il est arrivé quelque chose. Mais quoi ? ». Peu importe. Il est arrivé quelque chose. Et quand vous entendez le nom de votre petit frère dans les cris paniqués, vous perdez vos moyens. « Thomas ! Vite ! Le téléphone ! Ton portable ! Les fixes ne marchent pas ! Vite ! Appelle les urgences ! Il va pas bien ! Ca va pas ! Non, ça va pas ! Thomas ! ». Dans des mouvements paniqués, tremblotant, vous cherchez votre portable. Le stresse monte. Puis vous descendez. Vous ne comprenez pas vraiment ce qu'il arrive. Vous entrapercevez alors la silhouette de votre petit frère de neuf ans, recroquevillé sur le canapé. Que se passe t-il bon sang ? Et votre mère, pourtant si calme d'habitude, qui laisse échapper des plaintes de désespoir, qui vous demande d'appeler les urgences. Et c'est là que vous voyez le visage de votre petit frère. Les yeux fermés, l'air inanimé, des bulles de salive sortent de sa bouche. Maman n'arrête pas. Elle marmonne : « Thomas... mon chéri... réveils toi... tu m'entends ? Thomas ! Reste avec moi ! Non, Thomas ! Mon chéri ! ». Et là vous comprenez. Là, la peur, le stress et le désespoir se transforme vite en une seule émotion qui n'a pas de nom. Et puis les larmes viennent. La rage aussi. « Vous avez demandé les services d'urgences, ne quittez pas ! Vous avez demandé les services d'urgences, ne quittez pas ! Vous avez demandé les services d'urgences, ne quittez pas ! Vous avez... ». Alors vous vous écriez « Mais décrochez, PUTAIN ! Mais merde ! Décrochez, décrochez... ». Vous faites des petits tours sur vous-même. Et maman qui continue d'appeler votre frère, en vain... il ne répond pas... il ne répond plus tout simplement...
C'est la peur, le stress et la rage au ventre que vous accueillez comme une bénédiction la voix du médecin...
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J'espère ne jamais revivre un tel moment. J'ai eu vraiment très peur. Y'a pas de mot pour décrire ce qu'on ressent à ce moment là. Je t'aime, Thomas, et je suis vraiment bête pour ne m'en être rendu compte qu'au moment où j'ai cru te perdre ! Mais ça va mieux. Voilà près d'une heure que tu es parti pour l'hôpital. Tu allais déjà mieux quand les secours sont arrivés. Maman m'a appris que tout allait bien, elle vient de m'appeler. Tu ne liras jamais ces lignes, mais ce n'est pas grave =) Je t'aime !
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Y'a des môments aussi où on a envie d'effacer cet article et de lui cracher dessus =)!
J'ai l'impression que mon frère est devenu plus chiant depuis son retour de l'hopital.
Du coup, faut que je me concentre et me rappel ce qui s'est passé pour me dire
"C'est bon, il est chiant, il est con, il est infernal, il est INSSUPORTABLE, c'est un crétin,
Mais... je l'aime =)! Noooo streeess... Z-E-N!"
La vie fraternelle est vraiment dûre x)